J’ai raté mon allaitement

Quoi de plus naturel et de plus merveilleux que d’allaiter son bébé ? Malheureusement je n’ai pas eu la chance de ressentir cette sensation incroyable, de créer ce lien indescriptible avec mon bébé. Oui j’ai raté mon allaitement. Je vais une nouvelle fois  me livrer sur cet échec et les raisons probables…

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Image d’illustration

Mon expérience personnelle

Je voulais allaiter ma fille, lui donner ce qu’il y a de meilleur et de plus naturel comme alimentation. Ma maman ayant allaité je souhaitais en faire de même. Les bienfaits de l’allaitement pour bébé et maman ne sont plus à prouver:

  • les bébés allaités sont moins souvent touchés par des infections gastro intestinales, ou des infections des voies respiratoires supérieures (rhume, grippe…)
  • le lait maternel contient plus de 200 composantes, et s’adapte en fonction de l’âge de bébé pour lui apporter tous les nutriments, vitamines, protéines, anticorps nécessaires à son bon développement
  • le lien d’attachement est renforcé par ces moments de partage, de peau à peau
  • l’allaitement répond aux besoins de bébé en terme de chaleur et de sécurité

J’avais tellement idéalisé ce moment, mettre ma fille au sein pour la première fois, la voir téter blottie tout contre moi…Malheureusement tout ne s’est pas passé comme je l’avais imaginé… 

La douleur

Je n’avais pas prévu de souffrir autant lorsque j’ai mis ma fille au sein pour la première fois. Alors oui évidement j’avais entendu parler des crevasses, des mastites et autres désagréments de l’allaitement, mais je ne pensais pas que la simple succion de mon bébé, pouvait me provoquer de vives douleurs. Je n’ai pas éprouvé de bien être pendant ces rares moments où j’ai tenté de l’allaiter…

Le manque de lait

Crédule comme je suis je pensais avoir du lait dès la naissance de ma fille, et non la première montée de lait n’a lieu que quelques jours après la naissance. En attendant bébé tête le colostrum.

Malheureusement je n’en avais pas assez pour satisfaire ma fille, qui hurlait lorsque je la mettait au sein, j’avais l’impression qu’elle tétait dans le vide. C’était très frustrant de se dire que je n’arrivais même pas à nourrir mon bébé. J’ai tenté plusieurs positions sous les conseils de sages femmes, auxiliaires de puéricultures pas forcément toujours bienveillantes et douces..

Je me sentais coupable de ne pas y arriver, une chose aussi naturel et simple en apparence c’était impossible pour moi de ne pas y arriver, et pourtant! Au bout de 24h je me suis résigner à donner le premier biberon à ma fille de peur qu’elle ne meurt de faim puisque les quelques gouttes de colostrum ne l’a pas absolument pas contenté. J’étais déçue mais en même temps rassurée car enfin elle mangeait à sa faim…!

De retour à la maison, et après la première montée de lait, j’ai tenté une nouvelle fois d’allaiter ma fille, mais là encore rien ne sortait, pas une goutte de lait, même avec un tire lait (manuel et électrique)! Quand je pense aux mamans qui ont du lait en abondance…! Je les enviais tellement à ce moment là…

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Image d’illustration

Entre frustration et soulagement

Face à cet échec j’ai ressenti plusieurs émotions: tout d’abord la frustration, j’étais déçue de pas avoir pu allaiter ma fille et lui offrir le meilleur. Puis le soulagement, ma fille pouvait enfin manger à sa faim et je pouvais contrôler les quantités, et puis papa pouvait participer aussi.

Je voulais allaiter mais je ne m’étais pas mis une pression de dingue, pour justement en cas d’échec ne pas mal le vivre. Ma fille se porte très bien, elle est en bonne santé, le lait infantile reste donc un excellent substitue pour les mamans qui choisissent de ne pas allaiter ou qui n’y parvienne pas…

Les raisons probables de cet échec

Après cet échec, j’ai réfléchi aux probables causes, pour essayer de ne pas reproduire le même schéma pour un éventuel BB2.

Allaiter ça se prépare!

Je pense que la première cause de cet échec et le manque de préparation. Allaiter ce n’est pas inné contrairement à ce que je croyais. J’ai manqué d’informations de la part du personnel qui m’a suivi pendant la grossesse ou j’en ai peut être pas assez demandé. Pour moi j’allais mettre mon bébé au sein dès sa naissance et ça allait rouler tout seul. N’hésitez pas à poser des questions et à demander des informations, à mimer les positions avec un poupon (différentes positions juste ici), pour ne pas être perdue le jour J. Et pas de crainte, il n’y a pas de question stupide!

J’ai vu aussi qu’il fallait préparer sa poitrine à l’allaitement, hydratation et massage afin de préparer ses seins au contact, à la succion et booster la lactation.

Le soutien de l’entourage

Alors oui j’ai rédigé deux articles sur toutes ces petites choses qui nous agacent pendant la grossesse et la maternité, cliquez ici ou , mais paradoxalement nous avons besoin de conseils qui sont toujours mieux accueillis lorsqu’on les demande! Le soutien de la part de notre entourage proche est également primordial. J’avais évoqué avec mes proches le souhait d’allaiter mon bébé et tout le mon de me suivait dans cette démarche, mais je n’ai pas pris de temps de demander des conseils et d’évoquer des choses intimes à ce sujet car une nouvelle fois pour moi c’était inné!

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Et vous quelle est votre expérience en matière d’allaitement?

Quels conseils pouvez-vous me donner?

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8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. elisamarnet dit :

    bien d’accord le soutien et la préparation sont primordiales mais on ne cesse tellement de rabâcher que c’est naturel, normal, blabla que du coup on se dit qu’après tout ça va rouler direct 😦

    Aimé par 1 personne

    1. Ninoute dit :

      Merci pour ton commentaire.. Et oui c’est exactement ça…

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  2. Coucou,
    Je ne voulais pas allaiter, je n’en ressentais pas l’envie… mais quand j’ai su que mon fils serait en rea etc et allait subir des opérations du cœur j’ai voulu tenter l’allaitement… un moyen de lui donner de la force, de vivre des moments rien qu’à nous pendant cette longue hospitalisation.
    J’ai fait quelques tétées mais il était trop faible pour téter tout seul.
    J’ai tiré mon lait (dans des salles de traites lol) j’étais même mère donneuse.
    Une fois rentré après un mois j’ai voulu continuer mais jetais exténuée… engorgement, sensation d’être toujours sale et de sentir le lait caillé… j’ai arrêté… et j’ai pris plaisir à lui donner des biberons.

    Pour mon second, je n’ai pas cherché… biberons direct.

    Et si 3e ce sera pareil.

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  3. Ninoute dit :

    Merci bcp pour ton retour d’expérience. Bravo d’avoir eu la force de tirer ton lait pour ton bonhomme! Pour le coup j’ai pas aimais la sensation, je tenterai peut être pour le 2eme mais pareil sans me mettre la pression mais avec plus de préparation cette fois..

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  4. Picou dit :

    J’ai allaité mes 2 filles et je compte bien allaiter la 3ème, mais je trouve ton article très révélateur du « problème » de l’allaitement : on nous y encourage beaucoup, mais quand on se lance…il n’y a plus personne pour nous aider et on se sent vite perdues! Il y a je crois un vrai manque d’accompagnement pour les débuts de l’allaitement qui ne sont effectivement pas si faciles. Il faut parfois savoir s’acharner un peu pour que ça marche – mais pas non plus culpabiliser si ça ne nous correspond pas ou qu’on y arrive pas… dans tous les cas bébé se portera bien !

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    1. Ninoute dit :

      Merci bcp pour ton retour d’expérience. Effectivement je me suis sentie perdue, et je ne voulais pas que ce soit un calcaire pour moi, c’était pas le but… J’ai culpabilisé que très rapidement. Quand j’ai vu que ma fille allait bien, ça m’est vite passé 😊🍼. Bonne continuation 😉

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  5. Je me reconnais beaucoup dans ton parcours. J’ai moi aussi pensé que c’était inné. Tout le monde en parlait comme quelque chose de si simple et naturel.
    J’avoue je ne me suis pas posé de questions. Pourtant ma mère avait eu 2 très mauvaises expériences d’allaitement.
    Et puis le jour J est arrivé. J’ai été bien accompagnée les 2 premiers jours à la maternité. Et puis l’équipe a changé. Mon fils hurlait tellement il avait faim. J’avais déjà eu une grossesse émotionnellement très compliquée, je ne voulais pas me rajouter d’angoisses supplémentaires. Je suis passée directement au biberon et j’y ai pris beaucoup de plaisir.
    Comme toi j’avais très peu de lait…
    Je n’ai eu aucun regret.

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    1. Ninoute dit :

      Merci bcp pour ton retour d’expérience. Au final je ne sais même pas si c’était un problème de lactation ou juste que je n’ai pas su m’y prendre…! le biberon c’est très bien aussi 🙂

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